Portraits Archive

Sport / People : Quand le sexe s’en mêle !

Ils sont beaux, forts, talentueux, riches, intelligents pour certains… Leur passion : le sport. Leur faiblesse : les femmes ! Petit tour d’horizon en hommage ou satire à ces grands gaillards qui ne résistent pas au sexe faible.


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John Terry : le défenseur et capitaine de l’équipe de foot de Chelsea a refusé d’endosser le brassard de capitaine de l’Angleterre lorsque son aventure avec la femme de Wayne Bridge, qui n’est autre que son ancien partenaire et ami de longue date, a été révélé. Ce dernier a quant à lui refusé de jouer dans l’équipe nationale pour ne pas perturber les autres joueurs et ce qu’il reste de l’esprit d’équipe !

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Raymond Domenech tente désespérément de défendre son territoire mais contrairement à ce qu’on aurait pu penser il ne s’agit pas d’un stade de foot, mais de sa compagne Estelle Denis. Le stade, c’est son ring où il règle ses comptes, car ses concurrents il les connaît bien ! Robert Pires aurait dîné en tête à tête avec Estelle, et Ludovic Guily l’aurait submergé de textos. Il n’en a pas fallut plus à Raymond pour évincer les deux prétendants de la sélection en équipe de France.

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Tiger Woods, le n°1 mondial du golf âgé de 33 ans, aurait déjà eu plus de 10 maîtresses alors qu’il était marié avec l’ex-mannequin Elin Nordegren. Celle-ci aurait d’ailleurs quitté le domicile conjugal malgré les excuses publiques de son gaffeur de mari. Tiger quant à lui a également perdu la confiance de son public et de ses sponsors qui n’ont pas hésité, eux aussi, à le plaquer ! Il renonce donc à sa brillante carrière pour se consacrer à sa famille en espérant que Elin le pardonne et rentre à la maison.

Si nos champions veulent tester leur sex appeal, il est fort à parier qu’ils aient plus à perdre qu’à gagner. A moins qu’une nouvelle discipline dans le sport-spectacle ne soit en train de voir le jour !

Bobby Fischer : le mythe, la réalité et le paradoxe d’un génie des Echecs.

Il s’est éteint le 17 janvier 2008, à l’âge de 64 ans. La semaine prochaine, le 9 mars exactement, il aurait fêté son 67ème anniversaire. Beaucoup le considèrent comme le plus grand joueur d’échecs de tous les temps, y compris le meilleur «officiellement» Garry Kasparov. Il était l’homme de tous les paradoxes, de tous les contrastes et tous les extrêmes mais il a révolutionné les échecs.

JAPAN PEOPLE BOBBY FISCHER


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Eduard Streltsov ou le héros brisé.

Les amateurs de football cherchent souvent le nom de ce joueur soviétique qui aurait été plus fort que Pelé et qui aurait fini au goulag mais les vrais connaisseurs n’ignorent pas son nom. Ce footballeur s’appelle Eduard Streltsov, dont le destin a été marqué par la chape de plomb, qui pesait sur une société soviétique complètement sclérosée. Cette histoire et cette réflexion, j’ai choisi de vous la soumettre pour une raison. Lors de mes recherches sur Anatoli Karpov, j’ai lu qu’il faisait partie du comité pour la réhabilitation de ce footballeur, qui aurait pu changer la face du monde.

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« Rocky cricket » ou l’histoire de l’équipe d’Afghanistan.

La référence au boxeur incarné par Sylvester Stallone n’est pas de moi mais d’Hamid Hassan, un des joueurs de l’équipe nationale de cricket afghan. La sélection tentait la semaine dernière de décrocher une qualification pour la Coupe du monde de Twenty 20, qui se disputera aux Antilles en mai prochain. C’est l’occasion de revenir sur le parcours de cette équipe et de ce sport dans un pays ravagé par trente années de guerre.

L'équipe d'Afghanistan de cricket. Une belle histoire pour un pays pauvre et ravagé par la guerre.

L'équipe d'Afghanistan de cricket. Une belle histoire pour un pays pauvre et ravagé par la guerre.

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So long mister Warner !

« JE SUIS UNE LEGENDE ! »

Tel pourrait être le titre de la biographie de Kurt Warner.  Une légende pour ce qu’il a fait sur les terrains et hors des stades. Une légende parce qu’il a fait découvrir et aimer le foot US à de nombreux néophytes a travers le monde avec ses exploits. Une légende parce que malgré les obstacles, ce joueur profondément croyant et pratiquant, a toujours eut confiance en lui et en ses capacités.  Une légende parce que qui mieux que lui caractérise LE rêve Américain ? Sa carrière est digne des meilleurs scénarios Hollywoodiens et pourrait être données en exemple. Tout au long de ses 12 années de carrière, il a magnifié ce que le sport a de plus beau tout en laissant de côté ce qu’il a de plus pervers. Cet immense joueur a annoncé ce vendredi son retrait des terrain laissant derrière lui   le souvenir d’un homme intègre, humble et  des performances dont peu le croyait capable à sa sortie de l’université.

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Carrière universitaire :

Rien ne prédestinait Kurtis Eugene Warner né le 22 juin 1971 à Burlington, petite ville de l’Iowa (état voisin de l’Illinois au nord des Etats Unis) à une telle carrière. Après des études au Regis High School de Cedar Rapids, il part continuer ses études dans la modeste université du Nord de l’Iowa dont l’équipe de foot évolue en division I-AA sorte de deuxième division  du Foot universitaire. Il y fait banquette pendant plusieurs saisons avant de s’imposer comme titulaire lors de son année sénior au court de laquelle il obtient le titre de meilleur joueur offensif de la conférence. Distinction ne lui permettant pas de se faire remarquer et, lorsqu’il se présente à la draft, en 1994, il n’est qu’un illustre inconnu a coté des quarterbacks comme Heath Shuler(3éme choix !) ou Trent Dilfer (6eme). Au final, Warner passe sous le radar de l’ensemble des équipes et il n’est pas drafté. Il est invité au camp d’été des Green Bay Packers, mais il sait qu’il n’a qu’une tout petite chance de rester pour la saison car les Packers ont déjà trois quarterback bien établis. Pas surprise, il n’est pas retenu. Aucune autre équipe ne lui tend alors la main. Obligé, comme beaucoup de joueurs universitaire, de penser à sa reconversion, il trouve alors un job nocturne comme livreur dans une épicerie et travaille le jour comme coach assistant dans son ancienne université. Il garde toutefois confiance en ses capacité et raconte à ses collègues qu’il attend la proposition d’une équipe NFL.

Arena Football League et NFL Europe :

Ne renonçant pas à faire carrière dans le football américain, et ne voyant rien venir du coté de la NFL, Warner démarche les équipes de l’Arena Football League, compétition printanière de football américain en salle. C’est à ce moment que commence le conte de Fée. Signé en 1995 par les Barnstormers qui viennent de s’implanter dans l’Iowa, il s’impose rapidement et mène ces derniers à deux ArenaBowl qu’ils ne parviendront pas à remporter. Alors qu’il prépare sa quatrième saison d’Arena, Kurt Warner est contacté par les Saint Louis Rams pour une place dans l’effectif. Mais,  peu sûr de leur choix ils exigent de lui qu’il développe son jeu. Il part alors en NFL Europe et évolue sous le maillot des Amsterdam Admirals. En une seule saison, il éblouit la ligue en établissant le record de yards à la passe et le nombre de TD inscrits. Les Rams le rappellent dans la ligue NFL.


 

 

National Football Ligue :

Saint-Louis Rams (1998-2003) :

1998 : St Louis le fait signé  à l’orée de la saison 1998. Il est alors âgé de 27 ans. Troisième quarterback de l’effectif derrière  Tony Banks et Steve Bono, il ne jouera que quelques minutes lors de l’ultime rencontre.  

KurtWarnerSI1999 : Il profite du départ en retraite de Steve Bono et de la blessure en pré-saison de Trent Green (embauché pour remplacer Tony Banks parti aux Redskins) pour obtenir sa première titularisation. A la plus grande surprise des médias et de tous les spécialistes, Il s’impose rapidement et mène son équipe sur les chemins de la gloire. Le 18 octobre, alors que les Rams ont gagné leurs quatre premiers matchs, Warner fait la couverture de Sports Illustrated sous le titre « Mais qui est ce mec ? » Elu MVP de la saison avec des stats impressionnantes (4 353 yards lancés pour 43 touchdowns  et une évaluation de 109,2), il forme en compagnie de Marshall Faulk, Isaac Bruce et Tory Holt un quatuor magique. Grâce à eux, les Rams seront connus sous l’appellation  de « Greatest Show on Turf » et remporteront face aux Titans le Super Bowl dont il obtiendra le titre de MVP en établissant au passage le record de yards lancés (414yds).

2000 : Il confirme à l’entame de la saison tous les espoirs suscités par sa fulgurante ascension. Il lance pour 300yds ou plus lors des 6 premières rencontres, 19TD et obtient à deux reprise un rating parfait de 158,3. Malheureusement pour lui, une mauvaise blessure vient interrompre cette saison qui s’annonçait exceptionnelle.  Malgré son retour sur les terrains début Décembre, les Rams se font éliminer par les Saints au premier tour de playoffs.

2001 : Son niveau de jeu est une nouvelle fois très élevé, premier de la NFL pour : le nombre de passes complétées (375), le taux de passes complétées (68,7%), le nombre de yards à la passe (4 830)  et le nombre de passes pour touchdowns (36). Le 11 Novembre, il devient  le quarterback le plus rapide de l’histoire à atteindre la barre des 10 000 yards lancés en seulement 36 matchs. Avec un second titre de MVP de la saison en poche, il conduit les Rams (14-2) vers un nouveau Super Bowl. Malgré 365yds lancés, il ne parvient pas à donner un second titre à St Louis et doit s’avouer vaincu face aux New England Patriots du rookie Tom Brady.

2002-2003 : La défaite au dernier Super Bowl a marquée les esprits. Des distensions sont nées au sein de l’effectif et les Rams, Warner le premier, sont en perte de vitesse. Gêné par de multiples blessures, Il ne débutera que sept rencontres durant cette période, il est peu à peu supplanté par Marc Bulger. Il aura quand même le temps de battre des nouveaux records cumulés en devenant le quarterback le plus rapide de l’histoire de la NFL à réussir sa 1 000e passe en seulement 47 rencontres et 1 487 tentatives. Il sera aussi le plus rapide à atteindre les 1 500 tentatives, devançant des grands noms comme Joe Montana et Dan Marino. 0 la fin de la saison, ayant perdu la confiance du staff, il est laissé libre et est prié d’aller monnayer ses services ailleurs.

New York Giants (2004) :

Signé pour une saison par la franchise New Yorkaise deux jours après son licenciement, Kurt Warner ne parvient pas à convaincre Tom Coughlin. Le coach des Giants le remplace par rookie Eli Manning, le frère de Peyton Manning, quarterback des Colts d’Indianapolis. Malgré un bilan de une victoire pour sept défaite, ce dernier représente le futur pour la franchise et le contrat de Kurt Warner n’est pas renouvelé.

Arizona Cardinals (2005-2010) :

2005-2006 : Le 6 Mars 2005,  il signe un contrat d’un an en faveur de la franchise de l’Arizona qui se morfond dans les profondeurs du classement depuis de nombreuses années.  Malgré une place de titulaire, il doit de nouveau composé avec divers blessures. Poussé sur le banc par Josh McCown durant la saison 2005, il annonce au début de la saison 2006 son retrait des terrain à la fin de l’exercice alors qu’il venait de prolonger son contrat. Le manque de résultats le contraint à partager le temps de jeu avec un rookie qui semble promit à un brillant avenir : Matt Leinart. Cette nouvelle rivalité semble cependant piquer au vif l’orgueil du vieux lion et malgré un temps de jeu limité, il signe des statistiques tout à fait correctes.

2007 : Malgré ses velléités de départ, l’éclosion de certains joueurs et l’arrivée de jeunes talents convainquent Warner de rempiler à nouveau. Et même s’il doit de nouveau partager son temps de jeu avec Matt Leinart, les difficultés de ce dernier à s’imposer au sein d’une escouade offensive de plus en plus productive, lui permettent de réaliser une belle saison.

2008 : Cette saison marque le grand retour de Warner au premier plan. Ayant définitivement écarté son jeune 09000d5d80e35934_gallery_600coéquipier sur le banc, il fait feu de tout bois comme à ses plus belles heures. Il termine la saison avec un rating de 96,9, franchit pour la seconde fois de sa carrière la barre des 4500yds (4583) tout en complétant 67,1% de ses passes pour 30  touchdowns. Malgré la super saison de l’escouade offensive des Cards (qui aurait du valoir le titre de MVP à Warner) pas grand monde ne croit dans les chances de l’équipe. Ils n’ont plus gagné un match de playoffs depuis 1947 et si certains leur accordent une chance contre les Falcons, on ne leur en donne aucune contre les Panthers. Malgré cela, les Cardinals haussent leur niveau de jeu (en particulier défensif) et réalisent la performance inespérée d’accéder pour la première fois de leur histoire au Super Bowl après une victoire très aérienne contre les Eagles.

2009 : Après maintes hésitations, il signe un nouveau contrat de deux saisons avec les Cardinals. Même si ses statistiques sont moins consistantes que la saison précédente et malgré une commotion cérébrale subie au milieu de la saison, il parvient à qualifier les Cards en playoffs pour la seconde année consécutives. Il réalise au court du premier tour contre les Green Bay Packers l’une des plus belle performance de sa carrière et de l’histoire des playoffs. Il y obtient le deuxième plus haut rating de l’histoire (154,1), devient le deuxième quarterback à lancer 5 touchdowns au court de deux rencontres, et devient l’uns des rares quarterbacks à lancer plus de touchdowns que de passe incomplètes. Il dispute son dernier match le 16 Janvier 2010 contre les Saints de la Nouvelle Orléans. Eliminé par ces derniers, il annonce sa retraite le 29 Janvier 2010.

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Palmarès et records :

  • Vainqueur et MVP du Super Bowl XXXIV avec les Rams
  • MVP de la NFL en 1999 et 2001
  • Sélectionné trois fois au Pro Bowl : 2000, 2001, 2002
  • Finaliste du Super Bowl XXXVI avec les Rams
  • Finaliste du Super Bowl XLIII avec les Cardinals
  • Plus grand nombre de yards lancés durant un Super Bowl : 414yds Super Bowl XXXIV
  • Plus grand nombre de yards lancés au Super Bowl en carrière : 1156yds
  • Plus grand nombre de yards lancés en une série de playoffs : 1147yds en 2009
  • Plus grand nombres de passes de touchdowns en une série de playoffs : 11 en 2009 (à égalité avec Joe Montana en 1990)
  • Plus haut pourcentage de passe complétées en carrière durant les playoffs : 66.5%
  • Plus haut pourcentage de passes complétées sur un match en saison régulière :  92.3% (24/26 le 9/20/09)
  • Plus haut pourcentage de matchs à plus de 300yds (minimum 100 matchs) : 41.9% (52/124)
  • Plus grand nombre de matchs consécutifs à plus de 300yds : 6 (à égalité avec Steve Young et Rich Gannon)
  • Quarterback le plus rapide à avoir réalisé 50 matchs à plus de 300yds (réalisé en 113 matchs)
  • Quarterback ayant lancé le plus grand nombres de yards sur les deux premiers matchs de la saison : 827yds (2000)
  • Plus grand nombres de match avec un Rating parfait : 3 (à égalité avec Peyton Manning et Ben Roethlisberger)
  • Seul quarteback à avoir lancé 40 touchdowns et gagné le Super Bowl la même saison (1999)
  • Seul quarteback à avoir lancé pour plus de 14000yds avec deux équipes différentes (Rams, Cardinals)
  • Quarteback le plus rapide avec Dan Marino à avoir atteind la marque de 30000yds lancés (114 matchs).

On peut noter également qu’il est :

  • Le deuxième quarteback de l’histoire à avoir lancé au moins 100 touchdowns avec deux équipes différentes
  • Le deuxième  quarteback de l’histoire à avoir réalisé 4 matchs consécutifs avec un rating minimum de 120pts
  • Le deuxièmes quarteback à avoir lancé 5 touchdowns lors de deux matchs de playoffs
  • Le seul quarteback à être invaincu à domicile en playoffs (7-0)
  • Le deuxième quarteback à avoir disputé le Super Bowl avec deux équipes différentes
  • Le deuxième quarterback à la moyenne de yards lancé par match avec 260.4yds/matchs
  • Le deuxième plus haut rating en carrière (carrière terminée) avec 93.7pts
  • Le deuxième plus haut rating en playoffs (carrière terminée) avec 102.8pts
  • Le seul quarterback de l’histoire de la NFL à n’avoir jamais été blanchi au court d’un match…

Si on compare avec les 14 quarterbacks intronisés au Hall of Fame ces 25 dernières années, Warner montre en carrière un meilleur pourcentage de passes complétées, une meilleure moyenne de yards par passe complétée, et une meilleur moyenne de yards par match. Seuls Dan Marino, Brett Favre et Peyton Manning ont franchi plus souvent le cap de 300 yards de gains par la passe dans un match.

Super Bowl XLIII Football

Kurt Warner a donc annoncé sa retraite le vendredi 29 janvier 2010 alors qu’il lui restait encore une année d’un contrat de 23 million de dollars et malgré le fait qu’il avait encore les capacités pour évoluer au plus haut niveau. Merci Mr Warner pour tout ce que vous nous avez donné au court de ces douze saisons.

 

Portrait en noir et blanc : Boris Spassky, l’ « Ours russe ».

Il a davantage gagné à être un champion vaincu qu’en étant le vainqueur. Il a incarné l’URSS et le système soviétique alors qu’il n’était pas communiste. Il est journaliste de profession mais il n’a jamais aimé écrire. Il est Français mais il ne parle pas notre langue (enfin pas en public). Plus jeune, il a été un sportif accompli mais un paresseux aux échecs.

Il va fêter samedi son 73ème anniversaire et restera comme un des plus grands champions de l’Histoire des Echecs, je parle de Boris Spassky.

Boris Spassky

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Babe Ruth, l’homme qui transforma le baseball.

Dans tous les sports, un homme ou une femme ressort pour être qualifié de « plus grand de l’Histoire ». Pelé au football, Wayne Greztky au hockey sur glace sont ceux dont on ne conteste pas la position. Au baseball, un nom ressort : Babe Ruth. Le 27 avril 1947 est décrété dans les ligues majeures et japonaises le « Babe Ruth Day ».

De la pauvreté aux Red Sox.

George Herman « Babe » Ruth est le plus grand de tous et la grande majorité des amateurs de baseball ne me contrediront pas. Son histoire pourrait ressembler à celle des autres grands champions. Né dans une famille pauvre de Baltimore le 6 février 1895. Ses parents sont taverniers et le jeune George est souvent laissé à lui-même. Des huit enfants de la famille Ruth, deux ont atteint l’âge adulte dont le jeune George Jr. Quant à sa mère, elle mourut de la tuberculose durant son adolescence.

Envoyé dans une institution catholique de Baltimore à l’âge de sept ans, le turbulent George apprit à jouer au baseball sous l’impulsion de Frère Matthias qui influença considérablement le jeune garçon. Il ne vit que très rarement sa famille. C’est là-bas que le manager des Orioles de Baltimore repéra le talent de George, qui jouait à tous les postes mais qui se distinguait aussi par ses capacités de lanceur. Puis les Red Sox rachetèrent son contrat.  Il commença sa carrière dans les Ligues Majeures en 1914 à l’âge de 19 ans, au titre de lanceur, même s’il passa la majeure partie de la saison dans les ligues mineures.

Babe Ruth portant luniforme des Red Sox. Recruté comme lanceur, il sillustre également comme un excellent frappeur.

Babe Ruth portant l'uniforme des Red Sox. Recruté comme lanceur, il s'illustre également comme un excellent frappeur.

En 1915, il devient lanceur partant régulier et commence une belle carrière à ce poste ; sa moyenne de points mérités s’approche de 2 et même inférieur (ce qui est remarquable pour un lanceur). Il gagne 18 parties en 1915, 23 en 1916 (où il est 41 fois lanceur partant et affiche une moyenne record de 1,75 ERA sur la saison), 24 en 1917 On remarque aussi très vite ses capacités à frapper la balle : d’ailleurs en 1918, il dispute plus de matches en tant que joueur de champ qu’en tant que lanceur, même s’il obtient 13 victoires en vingt apparitions comme lanceur (dont 19 comme partant).

Ruth remporte 3 séries mondiales entre 1915 et 1919 : il est frappeur suppléant lors de la victoire en 1915 contre les Phillies de Philadelphie. En 1916, il lance un match complet de 14 manches pour la partie 2 de la Série Mondiale contre les Brooklyn Robbins (victoire 2-1) et n’accorde son seul point que sur un circuit. En 1918, les Red Sox remportent la Série Mondiale contre les Chicago Cubs. Ruth est étincelant dans cette série : il lance un blanchissage dans le match 1 (victoire 1-0 des Sox) et gagne le match 4 en lançant huit manches et en produisant 2 points sur un triple (son seul coup sûr de la Série Mondiale) qui permettent aux Sox de gagner la rencontre par 3 à 2. C’est déjà une grande vedette dans cette Amérique de la fin de la guerre et de la grippe espagnole. Ruth a lancé 29 manches 2/3 sans accorder le moindre point en Série Mondiale, un record battu seulement en 1961 (décidément une année des records battus du Bambino).

Le Babe n’est donc déjà plus un lanceur spécifique en 1919 : il effectue 15 départs en 17 apparitions, dont 12 matches complets et gagne 9 parties. Les Red Sox doivent s’incliner contre d’autres chaussettes, blanches mais qui seront noircies à la fin de la saison. Babe Ruth établit un nouveau record de circuits frappés avec 29 loin devant le deuxième qui n’en compte que 12. Cette année-là, les autres joueurs de Boston n’ont frappé que 4 circuits.

26 décembre 1919. Le jour où l’histoire du baseball changea.

Puis se produisit ce qui allait constituer le transfert le plus sensationnel de l’Histoire du baseball et la source de la rivalité Boston-New York. A la fin de 1919, les Red Sox, refusant d’augmenter son salaire de 20 000 $, puis le 26 décembre 1919 le transfèrent aux Yankees de New York pour … 250 000 $, somme énorme à l’époque. Ainsi commença l’une des légendes les plus tenaces du sport, la malédiction du Bambino. Notons que les White Sox de Chicago étaient aussi sur l’affaire ; ils avaient proposé Joe Shoeless Jackson en échange. L’affaire conclue par Ruppert et Huston s’avéra le coup du siècle, peut-être même de l’Histoire du baseball et un des plus grands dans l’Histoire du sport.

Ruth, qu’on surnomma Babe dès 1914 ou le Bambino en raison de son visage enfantin, fit décoller une franchise qui n’avait rien gagné jusque-là. New York disputa ses premières séries mondiales et Ruth établit record sur record pour les coups de circuits (54 en 1920, 59 en 1921). C’était l’époque dorée du baseball, qu’on suivait à la radio tandis qu’au cinéma, les actualités montraient un homme bedonnant, frapper les coups de circuits.

La maison du Babe et la récolte.

Babe Ruth dans l'uniforme des Yankees.

Babe Ruth dans l'uniforme des Yankees.

Les Yankees commencèrent leur moisson de titres (1923, 1927, 1928, 1932 et plusieurs finales en 1921, 1922, 1926). Ruth eut avec lui un autre géant, Lou Gehrig (qui détient le record de points produits dans une saison dans la Ligue Américaine devant Ruth), et les deux constituèrent la base d’une des plus grandes équipes de baseball de l’Histoire. Ce qui impressionnait tout le monde, c’était la domination au bâton.

L’année 1921 constitue la meilleure saison de Ruth : en plus de ses 59 circuits, il affiche une terrible moyenne de 0.378 et produit 171 points. En 1923, sa moyenne passe même à 0.393 même s’il ne frappe « que » 41 home runs. Mais il est élu MVP de la Ligue Américaine, sa seule récompense du genre. Après deux échecs contre les New York Giants en World Series en 1921 et 1922, les Yankees s’imposent enfin au voisin (qu’il ne faut pas confondre avec la franchise de football ; les Giants évoluent aujourd’hui à San Francisco), dans leur tout nouveau stade. C’est d’ailleurs le Bambino qui frappe le premier circuit dans l’histoire du stade, contre les Red Sox (victoire 4-1 des Yankees).

Auparavant, il avait été suspendu par le très puritain commissaire de la MLB, Kenesaw Mountain Landis (celui qui a suspendu à vie les joueurs impliqués dans le scandale des Black Sox) pour 6 semaines parce qu’il avait disputé des matches exhibitions. Cela n’avait pas empêché Ruth de frapper 39 circuits en 110 matches.

Babe Ruth et Lou Gehrig en 1939 quand ce dernier annonce son retrait du baseball, atteint par la maladie. Ils ont formé la paire de frappeurs la plus prolifique de l'Histoire du baseball.

Babe Ruth et Lou Gehrig en 1939 quand ce dernier annonce son retrait du baseball, atteint par la maladie. Ils ont formé la paire de frappeurs la plus prolifique de l'Histoire du baseball.

En 1927, Ruth frappa 60 circuits -record battu en 1961 par un autre Yankee Roger Maris- et les autres gros frappeurs des ligues majeures étaient bien loin du total (parfois plus de 20 circuits d’écart). Cette année-là, les Yankees alignent la plus puissante équipe de leur histoire, qu’on appelle couramment le « Murderer’s Row » (Alignement meurtrier).

Les années 30 marquèrent le lent déclin de Ruth mais il était encore largement performant : il frappa 49, 46 et 41 circuits entre 1930 et 1932, puis 34 en 1933 et 22 en 1934. Ainsi, au cours du troisième match de la Série Mondiale de 1932 contre les Cubs de Chicago, il pointa sa batte vers l’endroit où il voulait frapper son circuit et le fit en l’expédiant très loin comme jamais personne ne l’avait fait avant (il avait déjà claqué un home run dans le match). Du moins c’est ce que raconte la légende.

Il n’avait pu devenir gérant des Yankees, ce dont il rêvait. En 1935, il signe pour l’équipe des Boston Braves mais se retire rapidement après avoir frappé 6 circuits en 28 matches, à l’âge de 40 ans. Puis il devient entraineur au premier but pour les Dodgers de Brooklyn. Il rêvait de manager une équipe de la MLB mais jamais il n’eut sa chance. Il fait partie des six premiers joueurs à être élus au Hall of Fame, avec notamment Ty Cobb et Honus Wagner.

Le plus grand frappeur de l’Histoire.

Il a frappé 714 circuits en 21 ans de carrière mais plus de 700 en tant que joueur de champ. Sa moyenne au bâton est exceptionnelle (0.342), marqué 2147 points et produit 2217 points derrière Gehrig. Seuls trois joueurs ont fait mieux que lui : Hank Aaron, Barry Bonds et Sadaharu Oh qui détient le record absolu dans tout le baseball. Il détient encore deux records de puissance. En tant que lanceur, le Babe (qu’on surnomma aussi Sultan of Swat en raison se sa puissance) a remporté 94 victoires pour 49 défaites et sa moyenne en carrière de points mérités (ERA) est excellente (2.28 difficile à atteindre même sur une seule saison. Personne ne l’a fait en 2008). Jamais un joueur n’avait brillé autant de cette façon et plus aucun autre ne fera cela. Ruth incarne aussi les Yankees car il a « créé » cette franchise : n’appelait-t-on pas parfois le Yankee Stadium « the House that Babe built» (La maison qu’a construite Babe) ?

Plaque dédiée à Babe Ruth à Cooperstown au Baseball Hall of Fame

Plaque dédiée à Babe Ruth à Cooperstown au Baseball Hall of Fame

Il frappa 2718 coups sûrs dont 2518 pour les Yankees. Ce record a tenu 74 ans jusqu’à ce que Derek Jeter le batte en 2009. Il détient toujours le record de circuits en carrière pour un joueur dans la Ligue Américaine (avec 708).

Le 23 août 1942, il participe à une exhibition au Yankee Stadium en faveur de l’armée et frappe un circuit.

La plaque dédiée à Babe Ruth à Monument Park, le musée dédié aux légendes des Yankees situé dans lenceinte du stade.

La plaque dédiée à Babe Ruth à Monument Park, le musée dédié aux légendes des Yankees situé dans l'enceinte du stade.

Les adieux bouleversants.

Malade, atteint d’un cancer de la gorge, Ruth assiste pourtant au Babe Ruth Day du 25 avril 1947. L’hiver suivant, il est longuement hospitalisé. Le 13 juin 1948, le Bambino fait une dernière apparition publique pour les 25 années du premier titre des Yankees dans l’antre new-yorkaise : il est affaibli mais le public l’ovationne avec son maillot flanqué de l’éternel numéro 3 (3 parce qu’il était le troisième frappeur de l’alignement).

Tribute to Babe Ruth

La photo qui l’immortalise de dos valut à son auteur (Nathaniel Fein) le prix Pulitzer.

Babe Ruth, deux mois avant sa mort, acclamé par le public Yankee Stadium à l'occasion des célébrations du 25ème anniversaire du stade.

Babe Ruth, deux mois avant sa mort, acclamé par le public Yankee Stadium à l'occasion des célébrations du 25ème anniversaire du stade.

Il meurt deux mois plus tard le 16 août 1948, à l’âge de 53 ans au Memorial Hospital de New York. Le New York Times écrivit à son propos : « Une figure sans précédente de la société américaine. Un showman hors du terrain et un merveilleux artiste à l’intérieur qui avait l’incroyable flair de créer le spectacle au moment le plus dramatique. »

A l’occasion, son corps est exposé dans sa maison, le Yankee Stadium où une foule immense (entre 75 et 100 000 personnes selon les sources) vient lui rendre un ultime hommage après l’office à la Cathédrale St Patrick. Et quelques soixante ans après sa mort, on y célébra à nouveau une messe en sa mémoire.

Un monstre du sport et de la culture populaire américaine.

L’héritage du Bambino tient aussi au fait qu’il est le premier frappeur de puissance de l’Histoire du baseball. Le coup de circuit était une performance rarissime jusque là. L’introduction du liège dans la balle a permis d’alléger celle-ci et de rendre la frappe plus puissante mais jamais avant Ruth il n’y a eu de spécialiste de la longue balle. Ruth a de la sorte transformé le baseball, dans la technique, la technique et en ajoutant la dimension spectaculaire. D’ailleurs, il mit fin à l’ « ère de la balle morte » qui désignait le jeu pratiqué au baseball jusqu’avant, marqué par le petit nombre de circuits.

Ruth a aussi marqué les esprits parce que l’Histoire a croisé les destins de ses deux clubs : après son transfert, les Red Sox n’ont plus jamais gagné une Série Mondiale tandis que les Yankees se sont imposés 26 fois entre 1923 et 2000. Il a fallu attendre 2004 et l’invraisemblable retour des Red Sox en finale de la Ligue Américaine pour les voir conjurer le sort (New York menait 3-0 mais Boston gagna les 4 autres matches et remporta dans la foulée la Série Mondiale 4-0 contre Saint-Louis).

Ruth a sa plaque et sa statue à l’entrée du Yankee Stadium, dans le musée spécialement dédié. Il aurait pu mériter le titre de Mr Baseball. Ce mythe est tellement immense que le document du contrat l’engageant aux Yankees a été vendu aux enchères près d’un million de $ et que la batte utilisée pour frapper le premier circuit du Yankee Stadium a été adjugé à plus d’1,25 millions de $ (le troisième objet le plus cher de l’histoire du baseball).

Aujourd’hui la maison du Babe a disparu, remplacée par un autre Yankee Stadium, tout neuf et inauguré en 2009, plus confortable. Reste à l’esprit du Bambino de l’envahir. Les Yankees en ont besoin et si le stade a disparu l’esprit est bien revenu avec une victoire en Série Mondiale pour la saison inaugurale.

Statue de Babe Ruth située à Camden Yards, devant le stade des Orioles de Baltimore, ville dont le Bambino est natif.

Statue de Babe Ruth située à Camden Yards, devant le stade des Orioles de Baltimore, ville dont le Bambino est natif.

Évidemment, le Bambino a eu droit à sa biographie filmée : c’est l’acteur John Goodman qui incarna le personnage en 1992 dans « The Babe ». Quant à sa vie privée elle a été des plus agitées : marié en 1914 à Helen Woodford qui avait 17 ans, il eut plusieurs maîtresses et eut une fille avec une des amies de la famille, qu’il reconnut rapidement. Il épousa ensuite Claire Hodgson, une actrice, la veille du match d’ouverture contre les Red Sox en 1929 (et il frappa un circuit à sa première apparition de la saison). Gros fumeur et amateur de virées dès le début de sa carrière, Ruth était un personnage à la limite du sulfureux surtout à un moment où le puritanisme dominait la société américaine (au temps de la Prohibition) mais on lui pardonnait ses excès parce qu’il était largement au-dessus des autres.

Ruth eut même une brève carrière cinématographique : vedette dans un petit film en 1920 (« Heading Home », une des expressions récurrentes au baseball), il tourna dans un film d’Harold Lloyd (acteur comique du muet, dont la scène où il est accroché à une horloge est demeurée célèbre) et dans « The Pride of the Yankees », film biographique de Lou Gehrig, joué par Gary Cooper. A chaque fois, Ruth y joue son propre rôle.

Cette popularité malgré les excès est si grande que Babe Ruth est considéré comme le plus grand athlète américain au même titre que Mohammed Ali ou Michael Jordan dans les différents classements établis à la fin du siècle dernier.

La Une du New York Times annonçant le décès de Babe Ruth.

La Une du New York Times annonçant le décès de Babe Ruth.

Babe Ruth avec un jeune diplômé de l'université de Yale, qui fera carrière plus tard. Mais quel est ce jeune homme grand amateur de baseball ? Un indice : son fils aussi et a possédé une équipe de baseball.

Babe Ruth avec un jeune diplômé de l'université de Yale, qui fera carrière plus tard. Mais quel est ce jeune homme grand amateur de baseball ? Un indice : son fils aussi et a possédé une équipe de baseball.

C’est qui ce gars ? (1) Johnny Weissmüller

Des fois il y a des gars qui font du sport mais pas du foot. Néanmoins c’est parfois intéressant de connaître un peu leur carrière.

Johnny Weissmüller : le seul vrai Tarzan qui ait jamais existé a une vie fait d’ingrédients aussi disparates que le fameux cri du seigneur de la jungle (pour l’anecdote le cri cinématographique de Tarzan est un mélange de plusieurs bruitages et cris d’animaux, un mix audacieux à base de sirènes de pompier, de bêlements, barrissements et autres manifestations bruyantes du règne animal) Revenons à Johnny ou plutôt Johann, né en 1904 en Autriche-Hongrie. Mais il n’est ni Austro, ni Hongrois, sa famille est d’origine allemande et, histoire de compliquer le cocktail, il naît non loin de Timisoara (donc dans l’actuelle Roumanie). C’est un peu trop simple tout ça, émigrons donc en Amérique en 1907, histoire de pimenter tout ça.

Les Weissmüller sont acceptés par l’immigration américaine mais ne deviennent pas Américains, pour autant ils ne restent pas Allemands, ils sont considérés comme Austro-Hongrois…jusqu’en 1918 où l’Autriche-Hongrie est démantelée. Youpi, les Weissmüller deviennent donc Américains !! Tu, tu tut ! Ce serait trop facile, l’administration américaine leur octroie généreusement le statut d’apatrides (plusieurs sportifs au cours du 20ème siècle se sont retrouvés dans cette situation de n’appartenir à aucun pays, Navratilova a même remporté plusieurs tournois avec ce statut). Et ça, ça ennuie beaucoup Johan, qui se fait déjà surnommer Johnny depuis bien longtemps.

 

Pourquoi ? Parce que nageur surdoué il a beau écrasé toutes les compétitions au fil de sa scolarité il n’a aucune chance de pouvoir un jour participer à des compétitions internationales et même nationales puisqu’il n’est le ressortissant d’aucun pays. Quand on est venu à la natation pour des raisons de santé (Johnny a été atteint petit par la poliomyélite, c’est un docteur qui conseilla aux Weissmüller ce qui constituait quasiment la seule pratique thérapeutique envisageable à l’époque, encore pensait-on que ça limitait le handicap final mais pas que ça pouvait créer un champion voire une légende) ce n’est pas un obstacle qui semble insurmontable. Devenu un géant d’1m91 aux muscles bien dessinés, Johnny est, en 1922, le premier homme a passé sous la minute au 100 mètres nage libre (avec une technique de crawl où on laisse la tête hors de l’eau). Les Jeux Olympiques de 1924 se profilent mais Johnny est toujours apatride. Miracle quelques mois avant les Jeux Johnny produit enfin les papiers qui lui permet de s’inscrire, il est citoyen américain ! Et c’est avec 3 médailles d’or que Johnny revient des JO de Paris.

Johnny à la piscine (aussi impressionnant que Coco l'asticot, non ?)

Johnny à la piscine (aussi impressionnant que Coco l'asticot, non ?)

Ce n’est pas compliqué, de toute sa carrière Johnny ne perdra aucune course. Il commence à empiler les titres de champion des USA (il dépassera la cinquantaine) quand se profile maintenant les JO de 1928 à Amsterdam. Le comité fait-il mieux son travail que précédemment ?  Toujours est-il qu’il se rend compte d’un grave problème : les papiers d’identité de Johnny sont des faux !! Johnny n’est pas citoyen américain mais toujours apatride. Interrogé Johnny reconnaît la supercherie et alors que le comité olympique et les Etats-Unis ont été d’une dureté ignoble contre d’autres sportifs pour des raisons moins évidentes et même inexistantes (nous parlerons un jour de Jim Thorpe qui se vit retirer ses médaille sous un prétexte fallacieux) il est finalement attribué la nationalité américaine au champion..et de manière rétroactive en plus. Il conserve donc tous ses titres nationaux et internationaux auxquels il ajoutera 2 médailles d’or glanées aux JO de 1928.

La retraite sportive on sait comment elle tourna. A partir de 1932 les « Tarzan » qui firent le bonheur de notre enfance (« Méchants Gaboni ! », « Ungawa Chita ! »). Plus d’une douzaine tourné, je ne pense pas que tout ait été diffusé en France, de même que la série « Jungle Jim » commencée en 1948 et toute aussi imposante (une douzaine de volets également). Johnny s’éteint en 1984 après avoir résisté à 5 mariages, peut-être son parcours le plus sportif en réalité !

A priori Chita a encore fait une connerie

A priori Chita a encore fait une connerie

Portrait en noir et blanc (3).Alexandre Alekhine

Parmi les grands noms du  jeu d’Echecs, celui d’Alexandre Alekhine figure en bonne place. Il est le seul champion du monde décédé alors qu’il détenait son titre. Certains le considèrent même comme le plus grand joueur de l’Histoire, après avoir vaincu l’invincible Capablanca. Il est aussi le seul joueur français, émigré certes mais Français quand même, de l’Histoire. Alekhine est également une personnalité complexe dont la vie fut des plus sinueuses, parfois même tragique.

Alekhine 1

Une enfance aisée (1892-1907)

Alexandre Alexandrovitch Alekhine est né le 31 octobre 1892 à Moscou. Il est originaire d’une famille très aisée : son père, noble propriétaire terrain, a été membre de la Douma et sa mère est la fille d’un riche industriel. La noblesse ajoutée au capitalisme naissant dans la Russie tsariste. Sa mère lui apprit les règles du jeu à sept mais c’est son frère Alexeï qui l’initia plus profondément : en 1903, il avait réussi à annuler contre le grand champion américain Harry Pillsbury au cours d’une simultanée. Dans la maison des Alekhine venaient jouer des joueurs moscovites assez forts, qui ne se doutaient évidemment pas qu’ils rencontraient celui qui allait participer à peine quelques années plus tard, celui qui allait concourir dans les mêmes tournois et les dépasser.

Etant trop jeune pour entrer dans un cercle, Alekhine commença à jouer par correspondance vers l’âge de douze ans. D’autre part, Alekhine jouait souvent en cachette à l’école. Il racontait que les maîtres ayant confisqué les pièces, il s’amusait avec ses camarades à les reconstituer par de petits bouts de papier (comme le héros du Joueur d’Echecs de Stefan Szweig) et les positions avec sa mémoire (qualité qu’il allait développer et constituer une de ses forces), jouant ainsi à l’aveugle.

Les débuts dans la compétition (1907-1914).

Le premier tournoi du jeune Alexandre a lieu à Moscou en 1907 lors du tournoi de printemps –il n’a pas 15 ans-. En 1908, il dispute son premier tournoi à l’étranger à Düsseldorf (pendant le championnat du monde entre Lasker et Tarrasch) : il termine troisième, quelques mois après avoir gagné son premier tournoi à Moscou.

Il se révèle en février 1909 en remportant le tournoi pan-russe de Saint-Pétersbourg (en hommage au grand champion russe Tchigorine mort l’année précédente), tournoi regroupant les meilleurs joueurs amateurs russes : il marque 13 points sur 16 parties. L’année suivante à Hambourg, il est confronté pour la première fois à l’élite mondiale dans un grand tournoi international : il termine 7-8ème avec 8,5 sur 16, malgré une fracture à la jambe. Même s’il est encore loin des meilleurs, il étonne déjà pour ses qualités de tacticien. Il décide de s’installer chez sa grand-mère dans la capitale russe (qui était Saint-Pétersbourg à l’époque faut-il le rappeler) .

L’apprentissage d’Alekhine au haut niveau se poursuit. Il remporte à l’été 1912 le championnat nordique à Stockholm, devançant des joueurs réputés comme Spielmann, qui fait partie des meilleurs au monde, Cohn ou Marco, des habitués des grands tournois. La même année, Alekhine est septième du championnat russe gagné par Rubinstein devant Nimzovitsch. En 1913, c’est une nouvelle victoire qui l’attend à Scheveningen aux Pays-Bas : il marque 11,5 sur 13 parties (11 victoires, une nulle et une défaite sans importance à la dernière ronde contre Janowski).

A l’hiver 1914 est organisé un tournoi de maîtres qui est qualificatif pour le grand tournoi international qui se tient au mois de mai. Alekhine l’emporte avec Nimzovitch et le match de départage entre les deux joueurs, qui doit désigner celui qui participera au tournoi en question, s’achève par le résultat nul ; finalement les deux joueurs sont qualifiés. Au même moment, Alekhine achève ses études de droit.

Alekhine dans les années 1910

En ce mois de mai 1914, on n’attend pas beaucoup de ses performances : les Lasker, Rubinstein et Capablanca lui sont largement supérieurs et les affrontements avec ces champions se terminent le plus souvent par des défaites sans appel. Mais Alekhine réussit à battre Rubinstein et ce succès lui permet de le devancer au tour préliminaire : avec 6/10, le jeune russe se qualifie pour le second tour. Bien que battu par Lasker (2 fois) et Capablanca (1 fois), il remporte 3 victoires sur 8 parties et termine 3ème du tournoi (loin derrière Lasker et Capablanca qui ont 13,5 et 13 sur 18 mais avec 10 points). C’est la révélation au monde entier alors qu’il a 22 ans.

Alekhine a bien conscience qu’il est loin d’être le troisième joueur mondial mais ce résultat l’encourage dans ses ambitions. Il sent que Capablanca est son adversaire dans les années qui viennent, plus que Lasker pourtant champion du monde. C’est pourquoi il attend que Capablanca déclare forfait au prochain grand tournoi de Mannheim pour y participer, après un séjour à Paris. Le tournoi débute le 20 juillet 1914, alors que la guerre se présente déjà au continent. Après la 11ème ronde, le tournoi est arrêté car le conflit a débuté. En tête avec 9,5 points sur 11, Alekhine est déclaré vainqueur mais comme tous les joueurs russes, il est incarcéré avant d’être relâché un mois plus tard. Chose assez curieuse pour quelqu’un d’aussi jeune : en effet, tous les joueurs russes étaient passés devant une commission médicale qui devait examiner s’ils pouvaient être aptes au combat (donc éventuellement libérés si ce n’était pas le cas). Mais selon Kasparov, le médecin qui examina Alekhine était un de ses admirateurs et décida sa libération.

Les années de guerre (1914-1920)

Alekhine dispute quelques tournois avant de s’engager dans la Croix-Rouge. De plus, ses parents décédèrent durant le conflit (son père a été fait prisonnier). En 1916, il est gravement blessé sur le front ; une fois encore des doutes subsistent sur les conditions de sa blessure : certains pensent qu’au lieu d’être dans l’organisation humanitaire, il aurait servi dans l’artillerie. Sur son lit d’hôpital il joue quelques parties, dont une est restée célèbre (contre Feldt).

Alekhine erre de ville en vile en 1917, pendant que les Révolutions Russes ruinent sa famille surtout après la prise du pouvoir par les bolcheviks.  Il remporte un petit tournoi à l’été 1918 à Moscou puis se rend à Kiev et Odessa, en pleine guerre civile. Il est arrêté au printemps 1919 par la Tcheka (la police politique des bolcheviks), accusé d’espionnage au profit des Blancs (les adversaires des « Rouges » communistes) et le peloton d’exécution se destine à Alekhine. En Occident on annonce même sa mort mais il est sauvé par un membre d’un tribunal militaire qui contacta un commissaire régional du Parti Bolchevique pour le sauver (A noter que cet épisode n’est pas relaté dans les biographies officielles d’Alekhine publiées en Europe de l’Est avant l’effondrement du bloc soviétique. D’autre part, d’autres accusations sont relancées en 1921 mais abandonnées peu après. De même certains Russes Blancs l’accusent d’avoir dénoncé des leurs aux Rouges). Le jeune champion continue d’errer.

Alekhine décide d’abandonner alors le jeu d’échecs.  Il passe un diplôme en art du cinéma mais le démon le reprend. Mais s’il veut jouer et continuer à progresser, il n’y a plus qu’une solution : quitter la Russie.

En 1920, Alekhine remporte le premier championnat communiste de Toutes les Russies (terme qui regroupera plus tard l’URSS qui n’est créée qu’en 1922).

L’exil vers Paris (1920-1921).

Comment quitter la Russie ? Le destin aide Alekhine. En tant que polyglotte émérite (il parle couramment anglais, français et allemand), il est transféré au sein du Komintern (Organisation regroupant tous les partis communistes européens sous le contrôle de Moscou) et adhère au Parti devenu Communiste. Il rencontre une déléguée suisse Annalise Ruëgg, de treize ans son aînée, qu’il épouse en mars 1921. Les deux époux attendent un enfant (Alexandre Junior) et finissent par quitter la Russie (malgré les méfiances des hauts dirigeants communistes comme Lénine et surtout Radek qui le soupçonne toujours d’être un contre-révolutionnaire).

L’opportunisme d’Alekhine lui permet de débarquer en Europe Occidentale. Il se sépare rapidement de sa femme et rend visite de temps en temps à son fils qui réside avec sa mère à Zürich. Alekhine s’installe à Paris, où il passe un doctorat en droit à la Sorbonne (fait contesté aujourd’hui même si Alekhine a bien suivi des études de droit en Russie et qu’il devait sans doute intégrer le corps diplomatique).

De champion d’Europe à champion du monde (1921-1927).

Installé enfin en Occident, Alekhine multiplie les apparitions dans les tournois avec succès. Entre 1921 et 1927, il joue 22 tournois, ne terminant qu’une seule fois quatrième (sa pire place durant cette période), pour 14 victoires. Il est même invaincu en 1921 sur 28 parties. Son jeu devient complet : lui qui était un tacticien, redoutable pour ses combinaisons, devient un joueur de position de plus en plus redoutable. De plus, il devient aussi un spécialiste de la théorie des ouvertures (en 1921, il popularise la défense qui porte son nom : 1.e4 Cf6), apportant de nombreuses améliorations et expérimentant de nouveaux systèmes de début de partie.

Il n’est cependant pas le meilleur. En 1922, il est devancé par Capablanca (champion du monde depuis l’année précédente) à Londres même s’il annule facilement la partie. Il signe avec d’autres joueurs le « protocole de Londres » qui définit les règles du championnat du monde fixées par le Cubain. A la fin de l’année 1923, Alekhine lance un défi à Capablanca qui le décline.

Jose Raul Capablanca, ici dans l'uniforme de l'équipe de baseball de l'Université de Columbia. Champion du monde en 1921, il est le rival naturel d'Alekhine. Son style est plus léger et plus naturel que le champion russe, qui a eu bien des problèmes contre lui.

Jose Raul Capablanca, ici dans l'uniforme de l'équipe de baseball de l'Université de Columbia. Champion du monde en 1921, il est le rival naturel d'Alekhine. Son style est plus léger et plus naturel que le champion russe, qui a eu bien des problèmes contre lui.

Au grand tournoi de New York en 1924, il n’est que troisième derrière l’ancien champion du monde Lasker et l’actuel Capablanca. Un moment important guide cependant : opposé à Capablanca, il commet une erreur en début de partie et se retrouve en grande infériorité. Mais le champion cubain n’arrive pas à exploiter cet avantage, même en finale sa spécialité, et Alekhine obtient partie nulle. Le champion russe conclue alors que Capablanca n’est pas si fort que cela en finale et qu’il n’est pas « aussi invincible » qu’il en paraît. Le tournoi de New York concluait une tournée en Amérique du Nord particulièrement longue ; pourtant quelques jours après, il établit un nouveau record de parties jouées à l’aveugle en simultanée (battant celui du Tchèque Richard Réti) : sur 26 parties, il gagne 16 fois, pour 5 nulles et 5 défaites, contre une opposition d’amateurs redoutable. En 1925 à Paris, il améliore son record avec 23 victoires pour 3 nulles et 2 défaites dans une démonstration qui a duré 8 heures.

En 1925, Alekhine acquiert définitivement sa réputation de champion d’Europe (titre symbolique). Absent au grand tournoi de Moscou (Il s’est ouvertement déclaré anti-communiste), il triomphe à Baden-Baden devant les meilleurs joueurs du moment (sauf Lasker et Capablanca). Dans ce tournoi tous les aspects de son jeu sont en place : des combinaisons spectaculaires, des manœuvres fines et brillantes, des fins de partie maîtrisées et une préparation aux ouvertures efficace. La même année, il obtient son doctorat en droit à la Sorbonne après une thèse sur le système pénitentiaire chinois mais il n’a jamais exercé.

En 1926, Alekhine connaît une bonne année : deuxième à Semmering et à Dresde, il triomphe en Angleterre puis en Amérique du Sud. Le projet d’un match contre Capablanca se dessine de plus en plus. Il se prépare déjà en affrontant dans une série de 10 parties le Hollandais Max Euwe, match qu’il remporte difficilement (3 victoires à 2, la rencontre étant interrompue pour à cause des discussions sur le match contre Capablanca). En 1927, Alekhine et Capablanca se retrouvent à New York : c’est une lourde déception pour le Russe qui termine deuxième à 2,5 points du champion du monde et qui a dû s’incliner dans le mini-match qui les oppose. Mais le championnat du monde aura bien lieu et se déroulera à Buenos-Aires. Avant de s’envoler pour l’Argentine, Alekhine a le temps de gagner le tournoi de Kecskemet en Hongrie, tandis que le Cubain se contente de quelques simultanées en Amérique du Sud.

L’improbable victoire (1927)

La rencontre commence en septembre 1927 et peu d’experts pensent sérieusement à une victoire d’Alekhine : en 12 parties, celui-ci n’a jamais battu Capablanca, qui lui s’est imposé quatre fois. Quelques-uns pensent même qu’Alekhine ne gagnera pas une seule partie d’un match dont le règlement prévoit le vainqueur par 6 victoires ou un match nul 5 victoires chacun favorisant le champion. Seul, Richard Réti pense qu’Alekhine gagne s’il parvient à maîtriser ses nerfs. En effet, Capablanca n’hésitera pas à imposer des positions arides, techniques qui peuvent faire perdre patience au talentueux Alekhine.

Première partie du sensationnel match Capablanca-Alekhine. L'air rioplatense donne des ailes à Alekhine qui se défend comme personne n'attendait, ou presque !

Première partie du sensationnel match Capablanca-Alekhine. L'air rioplatense donne des ailes à Alekhine qui se défend comme personne n'attendait, ou presque !

La première partie résonne comme un coup de tonnerre : Alekhine gagne, avec les Noirs en plus. Mais Capablanca semble reprendre le dessus : deux victoires nettes dans les parties 3 et 7 lui donnent l’avantage. Le match bascule probablement dans les parties 12 et 13, gagnées par Alekhine. Le challenger remporte la 12ème après un terrible combat où le Cubain a craqué. Dans la 13ème, Capablanca n’a pas profité d’une chance laissée par son adversaire qui l’a ensuite largement dominé.

Capablanca vient à sa politique d’usure précédemment décrite. Mais Alekhine s’accroche : 7 nulles consécutives suivent le double gain du prétendant. Et dans la 21ème partie, Alekhine s’impose brillamment en profitant de négligences apparemment anodines mais coupables du Cubain. A 4-2, Alekhine a pris une option ; celle-ci aurait pu être plus grande s’il n’avait pas manqué le coup gagnant dans la 22ème après avoir sacrifié un Cavalier. Capablanca serre les dents et revient dans le match : après avoir raté le gain facile dans la 27ème, il gagne la 29ème partie (4-3 Alekhine). Mais ses ressources semblent épuisées. Alekhine gagne la 32ème après une longue lutte mais toujours favorable au Russe. Et dans la 34ème, il gagne un pion et met logiquement et méthodiquement 50 coups avant de contraindre Capablanca à abandonner, pendant l’interruption. Ce dernier félicite dans une lettre, écrite en français. Le jour même du début de la partie (le 26 novembre) Alekhine est enfin naturalisé français.

La dernière partie du match en trois tomes (insipides il se doit).

http://www.dailymotion.com/videoxb1gny http://www.dailymotion.com/videoxb1h43 http://www.dailymotion.com/videoxb1tff

Champion du monde … avec la manière ! (1927-1934)

Le match à peine terminé, Alekhine promit au Cubain un match revanche mais Capablanca commit alors une erreur fatale. Il remit en cause les conditions du fameux protocole de Londres : demandant à raccourcir la durée du match. Alekhine répondit qu’il refusait de changer les conditions que le Cubain avait lui-même édictées à son bon vouloir. La crise de 1929 allait priver Capablanca de soutiens financiers car Alekhine voulait faire payer (au propre comme au figuré) toutes les difficultés entretenues par Capablanca (Il exigea 18 000 $ contre 10 000 pour tout autre challenger).

De plus, Alekhine s’était engagé pour un match contre un autre émigré russe, installé en Allemagne, Efim Bogolioubov (« Aimé de Dieu » en russe). Cet optimiste invétéré, vainqueur du tournoi à Moscou en 1925, ne fit pas le poids contre Alekhine : 11 victoires à 5 et 9 nulles (15,5 à 9,5) scellèrent le sort du premier match en 1929 (Alekhine établit alors le record de victoires en match de championnat du monde). Cinq ans après, la revanche se termina pratiquement de la même façon : 15,5 à 10,5 pour Alekhine (8 victoires à 3).

Alekhine contre un autre émigré russe, Efim Bogolioubov lors du championnat du monde 1929. Malgré son talent, Bogolioubov n'est pas de taille à rivaliser contre Alekhine, qui remporte les deux matches facilement (5 et 6 points d'écart).

Alekhine contre un autre émigré russe, Efim Bogolioubov lors du championnat du monde 1929. Malgré son talent, Bogolioubov n'est pas de taille à rivaliser contre Alekhine, qui remporte les deux matches facilement (5 et 6 points d'écart).

En plus d’être un joueur de tournoi, Alekhine multipliait les exhibitions et les œuvres littéraires. Il rédigea les livres des tournois de New York de 1924 et 1927. En 1933, il améliora encore le record du monde de parties simultanées à l’aveugle (32 parties dont 19 victoires, 9 nulles et 4 défaites).

Sur l’échiquier, Alekhine exerça une domination sans partage, bien qu’il ne disputât aucun tournoi avec Capablanca. En 1930 à San Remo, devant un panel des meilleurs joueurs, il gagne 13 parties et ne concède que deux nulles. En 1931 à Bled, il marque 20,5 points en 26 parties (15 victoires et 11 nulles) devançant Bogolioubov de 5,5 points ; personne n’a jamais pu gagner un tournoi de cette force avec autant d’avance (pas même Bobby Fischer). Lors des Olympiades à Hambourg en 1930, il gagne ses 10 parties et remporte la médaille d’or au 1er échiquier ;  à ceux de Prague en 1931 (13,5 sur 18 points possibles). Ses victoires à Berne en 1932, Zürich en 1934 sont impressionnantes d’ampleur et d’aisance. En 1929 et 1934, Alekhine disputa 234 parties officielles : il s’imposa 146 fois, annula 76 fois et perdit seulement 12 fois (dont 8 lors des deux matches contre Bogolioubov qu’il battit 19 fois en 51 parties). Son jeu était étincelant, portant à la perfection ou presque son style : il ajoutait la psychologie à ses qualités naturelles de tacticien et son talent de manœuvrier.

La déprime et la défaite (1934-1935).

Pourtant au sommet de son art, Alekhine sombra dans la déprime. Il se maria encore deux fois mais plongea dans une sorte de mélancolie. Il ne pouvait rentrer en URSS, considéré comme traître. Il se mit à boire et à fumer excessivement. On raconte qu’au cours d’une séance de parties simultanées, Alekhine se mit à boire toutes les consommations de ses adversaires. L’ébriété était un état fréquent chez Alekhine mais son génie lui permettait encore de briller et d’obtenir d’excellents résultats.

En 1935, il affronte le Hollandais Euwe pour un match de championnat du monde. Bien que fort joueur, le Hollandais n’était pas considéré comme une menace si redoutable que Capablanca, dont on n’attendait plus la revanche. Euwe avait pourtant posé bien des problèmes à Alekhine lors de leur match de 1926 et battu le champion du monde à Zürich en 1934 (il termina deuxième du tournoi).

Le match, qui s’est déroulé aux Pays-Bas tourne à l’avantage d’Alekhine : 3-1 pour le Français mais Euwe revient à 7-7 dans la 14ème partie. Puis le challenger marque deux victoires (16 et 19ème parties) et prend le dessus. Alekhine égalise en gagnant les 20ème et 21ème. Il semble pourtant épuisé : deux victoires d’Euwe dans les parties 25 et 26, malgré un succès d’Alekhine dans la 27ème, permettent au Néerlandais de détrôner à la surprise générale le champion du monde (15,5 à 14,5). Alekhine perdit le contrôle au point d’installer à ses côtés un chat (Caïssa ou Échecs selon les sources) dont il espérait qu’il transmettrait son énergie. Puis sur la fin, il se tourna vers la lecture des horoscopes. Pour la dernière partie, Alekhine vint en smoking en l’honneur d’Euwe. Ce dernier obtint une position gagnante mais pour éviter son ajournement, proposa la nulle à Alekhine, qui accepta et félicita le nouveau champion du monde.

Le retour et la reconquête (1935-1939).

Tomber de haut reste un choc psychologique particulièrement difficile lorsqu’on a écrasé la concurrence et que la défaite est inattendue. S’en remettre est en soi une première victoire. Alekhine a éprouvé ces sentiments et aurait très bien pu ne pas se relever. Mais il démontre qu’il est un champion hors norme.

La chute a provoqué un effet salvateur à Alekhine. Il arrêta de fumer et de boire, son physique se transforma. Ses résultats en 1936-1937 furent assez irréguliers : quelques succès à Dresde, Hastings et Bad Nauheim en 1936 mais une 6ème place à Nottingham. Au cours de ce tournoi en 1936, il retrouva Capablanca pour la première fois depuis 1927 mais dut s’avouer vaincu après avoir forcé l’interruption de la partie. Toutefois, le match revanche, prévu par contrat, contre Euwe eut lieu à l’automne 1937. Peu de gens pensaient qu’Alekhine avait de grandes chances de gagner ; son heure était passée pensait-on. Après un bon départ d’Euwe, Alekhine assomma le match avec 4 victoires en 5 parties puis la même série acheva le travail : 15,5 à 9,5 (10 victoires à 4 et 11 nulles) fut le score final. Euwe en était ébahi, lui qui était plus fort qu’en 1935.

Alekhine contre Euwe en 1937. Donné vaincu contre un champion en pleine forme, Alekhine démontra tout son talent en surclassant le Néerlandais. Il termine le match par 4 victoires sur les 5 dernières parties, ce qui confère à son succès un triomphe inespéré.

Alekhine contre Euwe en 1937. Donné vaincu contre un champion en pleine forme, Alekhine démontra tout son talent en surclassant le Néerlandais. Il termine le match par 4 victoires sur les 5 dernières parties, ce qui confère à son succès un triomphe inespéré.

Cette victoire de l’homme sur ses passions redonna encore plus de confiance à Alekhine, même s’il dut affronter la concurrence des Botvinnik, Kérès, Flohr, Fine et Reshevsky, qui étaient de vingt ans plus jeunes. En 1938, Alekhine n’est que 5ème au tournoi AVRO aux Pays-Bas mais bat Capablanca (qui finit 7ème sur 8). Botvinnik le rencontre après le tournoi pour discuter d’un éventuel match, Alekhine en accepte les principes mais plus rien n’aura lieu ensuite à cause de la guerre.

Alekhine contre Capablanca en 1938. C'est la dernière partie qui oppose les deux champions. Alekhine s'impose facilement à Capablanca qui souffre de problèmes cardiaques et qui réalise le plus mauvais tournoi de sa carrière.

Alekhine contre Capablanca en 1938. C'est la dernière partie qui oppose les deux champions. Alekhine s'impose facilement à Capablanca qui souffre de problèmes cardiaques et qui réalise le plus mauvais tournoi de sa carrière.

La guerre et les années troubles (1939-1945)

Alekhine est aux Olympiades de Buenos Aires lorsque l’Allemagne attaque la Pologne ; capitaine de l’équipe, il refusa de jouer contre l’Allemagne. Il rentre en France (après avoir, comme il se doit, gagné un tournoi à Montevideo), sert comme traducteur dans l’armée française. La France vaincue, il essaya de fuir au Portugal avec sa quatrième épouse Grace, juive américaine, en vain. C’est alors que commença une période trouble dans la vie d’Alekhine. La malchance l’empêcha de repartir vers l’Amérique du Sud.

En mars 1941 sont parus plusieurs articles dans le Pariser Zeitung intitulés « Les Échecs et les Juifs », dont l’auteur est Alekhine. Il y est relaté la supériorité de la race aryenne sur la race juive dans le jeu d’Echecs ; il affirma notamment que les Juifs pratiquent un jeu défensif, lâche et attiré uniquement par l’argent au contraire des Aryens qui pratiquent un jeu « brave » et offensif. Il disputa également les tournois organisés dans l’Europe nazie. Il gagna à Salzbourg, Münich, Lublin-Cracovie-Varsovie, Prague notamment. Puis en 1943, il parvint à s’installer en Espagne, sans sa femme Grace restée à Paris (Elle y remporte le championnat féminin de Paris en 1944), avant de séjourner au Portugal.

La guerre terminée, on reprit contre Alekhine les articles en question, l’accusant d’antisémitisme. Plusieurs fédérations et plusieurs joueurs protestèrent contre ces écrits et Alekhine se vit privé de l’invitation de tournoi, tant qu’il ne se serait pas justifié.

Alkekhine vers 1945

Alkekhine vers 1945

La mort

Fin 1945. Botvinnik lance un nouveau défi à Alekhine, par le biais de la Fédération Anglaise, qui répond de manière favorable. Mais le 24 mars 1946, on le retrouve mort devant son échiquier. Il est à ce jour le seul champion du monde mort comme tenant du titre. La version officielle de son décès présente un décès par étouffement (il aurait avalé un trop gros morceau de viande), lié à une insuffisance cardiaque. Pourtant, d’autres versions circulent : un médecin portugais donne un autre point de vue. Le fils d’Alexandre Alekhine accuse les services soviétiques d’avoir assassiné son père. Il aurait été abattu au pistolet (ce qui change du piolet de Léon Trostky). Mais quel intérêt d’abattre Alekhine alors qu’il allait jouer (et probablement perdre) un match contre Botvinnik ? Peut-être aussi des résistants ou encore des organisations juives. Enterré à Estoril, où il est décédé, le corps d’Alekhine est transféré au cimetière Montparnasse, en présence de représentants français et soviétiques ainsi que de plusieurs grands joueurs (et futurs champions du monde comme Smyslov, dont le père a joué contre Alekhine, Petrossian et Spassky) où a été inhumée son épouse quand celle-ci décède en 1956.

L’œuvre d’Alekhine.

Ce que nous a laissé le champion du monde est à la fois riche et controversé.

Riche parce que son apport dans la théorie des ouvertures n’est pas négligeable. Il a laissé son nom à une défense (1.e4 Cf6) et de nombreux systèmes ont été créés ou popularisés par lui. Riche aussi parce que ses idées ont apporté du sang neuf à un jeu dont Capablanca pensait qu’on avait bientôt épuisé ses ressources. Lorsqu’Alekhine bat Capablanca, c’est le penseur qui a battu le joueur. Riche aussi car ses combinaisons sont mémorables, souvent difficiles à voir mais tellement belles. Son œuvre est riche car il a toujours cherché la vérité, laissant place à l’objectivité et l’autocritique (pas souvent quand même !). Enfin ses écrits sont nombreux et restent des ouvrages de référence. Pour ceux qui sont intéressés, lisez les 200 parties d’Alekhine (en deux volumes), vous découvrirez plein de choses. On pourra également relever plusieurs livres de tournoi dont celui de New York en 1924, considéré comme un des plus forts jamais disputés.

Son œuvre est aussi controversée : on l’accuse de falsification. Par exemple, la partie des cinq Dames qu’il dit avoir gagnée est en fait une partie perdue et surtout une variante de ladite partie (contre Grigoriev en 1915). On lui reproche la manipulation : ses analyses ne sont pas solides du tout mais c’est le temps et les outils informatiques qui nous ont permis de le vérifier.

Alekhine a été un grand novateur et un grand propagandiste des Échecs, même s’il n’appréciait pas sur le plan du jeu les simultanées. Il est le premier joueur à avoir eu recours à un secondant lors d’un championnat du monde (aujourd’hui c’est courant)

Les Soviétiques avaient dans un premier temps décidé de renier le champion. Son nom n’était pas mentionné mais grâce aux efforts d’Alexandre Kotov (très fort joueur et membre influent du Parti), Alekhine a été réhabilité, insistant sur le côté russe du personnage. En 1956, 1971 et même 1992, pour les respectivement 10 et 25 ans de sa mort et les 100 ans de sa naissance, ont été organisés des tournois à sa mémoire à Moscou. Après la tempête de décembre 1999, sa tombe a été gravement endommagée et sa restauration a été permise grâce à des fonds venus de Russie.

Quant au style, il est résolument tourné vers l’offensive. D’abord uniquement tactique dans les premières années, il s’affine et se peaufine au contact des tournois internationaux. Alekhine devient un champion des manœuvres positionnelles à partir des années 1920. Certaines victoires font partie de l’héritage classique (contre Rubinstein en 1921, Yates en 1922 ou Treybal en 1925). On notera un fait assez amusant : lors du tournoi de Kecskemet (en Hongrie) en 1927, il affronte un certain Balasz S…y qu’il bat après avoir sacrifié un pion, ce qui a impressionné son adversaire qui a mal réagi et perdu. Lors du match de 1927 contre Capablanca, Alekhine a retenu les leçons de son adversaire pour les retourner contre lui.

Dans ses écrits, Alekhine insiste sur la dimension artistique du jeu. Il a souvent cherché la victoire avec la classe aux dépens d’un gain purement technique. Mais parfois, la beauté a nui au caractère technique en compliquant la situation. Mais l’amateur aime aussi les belles choses même si elles ne sont pas toujours les plus efficaces. Alekhine était un expert du « sacrifice de pion positionnel », c’est-à-dire de donner un pion à l’adversaire en échange d’avantages dans la position, le plus souvent le développement des pièces.

La personnalité controversée.

Alekhine est une personnalité complexe, d’aucuns diront que c’est le propre du génie russe par excellence, avec tous ses excès. Le personnage comprend des zones d’ombre et il est parfois difficile de savoir la vérité sur son parcours tant les informations sont contradictoires (même sur la date du décret de naturalisation).

Son ego est grand. Euwe, qui s’entendait bien avec Alekhine, fit un jeu de mots en allemand qui résumait ceci : « Allein Ich » (Moi seul, Alekhine s’écrivant Aljechin en allemand). Sa susceptibilité allait de pair : après le tournoi d’Hastings au Nouvel An 1934, les grands maîtres Flohr et Lilienthal voulurent lui faire un bon mot : Lilienthal (qui avait 23 ans) dit à Alekhine que c’était un bon résultat pour le champion du monde que de terminer en sa compagnie et derrière Flohr. Vexé, Alekhine partit furieux. Les deux joueurs vinrent s’excuser ensuite. Alekhine les accepta mais plus jamais il ne participa à un tournoi avec Lilienthal. Si cette anecdote révèle la personnalité d’Alekhine, ne faut-il pas avoir une idée assez grande du Moi pour atteindre un tel niveau ?

Alekhine aimait les femmes, enfin  plus âgées. C’était le cas de ses quatre épouses qui avaient parfois dix ans de plus que lui.

Alekhine réfuta d’abord les avoir écrit, puis ensuite affirma qu’il n’était qu’un prête-nom et qu’il avait laissé des « codes » pour montrer qu’il les avait écrits sous la contrainte. En effet, il aurait été obligé de collaborer pour protéger son épouse des persécutions. Parmi ces codes, il y aurait des erreurs volontaires de noms, d’orthographe, d’origine, qui tranchent singulièrement avec la phénoménale mémoire d’Alekhine.

Extrait d'un des six articles publiés sous le nom d'Alekhine, repris notamment dans des magasines aux Pays-Bas et en Allemagne. Ces textes suscitèrent des condamnations parmi les joueurs de haut niveau, dont Euwe.

Extrait d'un des six articles publiés sous le nom d'Alekhine, repris notamment dans des magasines aux Pays-Bas et en Allemagne. Ces textes suscitèrent des condamnations parmi les joueurs de haut niveau, dont Euwe.

Alekhine était probablement un opportuniste mais avait-il réellement le choix ? Communiste quand il le fallait, collaborateur (d’une façon ou d’une autre) quand il le fallait, il a surtout traversé les tempêtes de son époque avec difficulté comme beaucoup de gens l’ont traversé. Son frère Alexeï a lui été fusillé par le NKVD en 1939 pour ses critiques contre le régime.

Alekhine était-il antisémite ?

La question se pose à la lumière de la publication de ses articles. Dans son milieu d’origine –la noblesse russe-, l’antisémitisme était courante mais ses fameux écrits peuvent-ils correspondre à un tel état d’esprit, lui le Slave, dont il devait connaître la considération par les nazis ? Certains parlent d’un antisémitisme féroce comme Tartacover mais d’autres éléments indiquent le contraire : d’abord sa dernière épouse est juive et il a apparemment tout fait pour l’épargner. Ensuite parce qu’il a beaucoup travaillé avec des Juifs : Hans Kmoch était son secondant en 1935 et il a beaucoup aidé le juif américain Isaac Kashdan (de l’aveu de ce dernier) lors d’un séjour à New York. D’autres références sont possibles et rendent difficile l’affirmation péremptoire qu’Alekhine était un viscéral antisémite.

Des articles qu’on lui attribua pendant l’Occupation, Alekhine réfuta d’abord les avoir écrit, puis ensuite affirma qu’il n’était qu’un prête-nom et qu’il avait laissé des « codes » pour montrer qu’il les avait écrits sous la contrainte. En effet, il aurait été obligé de collaborer pour protéger son épouse des persécutions. Parmi ces codes, il y aurait des erreurs volontaires de noms, d’orthographe, d’origine, qui tranchent singulièrement avec la phénoménale mémoire d’Alekhine. Il a très probablement écrit ces articles mais la controverse repose sur leur sincérité éventuelle. Le chantage, les circonstances comme le pense l’historien anglais Kenneth Whyld auraient contraint Alekhine à écrire ces articles. Pour survivre, son château ayant été saisi par les Allemands, il devait se compromettre. Et ses fameux « codes » ne seraient-ils pas une erreur de transcription ? D’autre part, il n’est pas exclu que ses articles aient été réécrits par une autre personne.

A la mort de son épouse en 1956, on aurait pourtant découvert dans ses archives personnelles les articles manuscrits (ceux qui auraient eu connaissance de ces textes ne l’ont jamais mentionné dans leurs publications) mais rien ne sera publié avant 2017 tandis que l’éditeur (Brian Reilly qui publiait la revue British Chess Magazine) qui a découvert ce manuscrit a nié avoir vu ces fameuses notes.

Quoiqu’il en soit, Alekhine restera toujours dans l’esprit des amateurs d’Échecs comme celui qui recherchait le beau (les échecs sont un art, une science pour lui aussi) et ses parties brillantes. Resté 16 ans champion du monde (deuxième en durée derrière Lasker et devant Kasparov), premier champion du monde à reconquérir son titre (et le seul avec Botvinnik), Alekhine est au panthéon et pour moi, dans les trois plus grands joueurs de l’Histoire et sans doute le joueur le plus complet qui ait jamais existé.

Voici un gain spectaculaire contre Bogolioubov en 1922.

http://www.dailymotion.com/videoxb2xgv

Et deux autres parties. L’une en 1914 contre le Suisse (et non pas Finlandais Fahrni, partie jouée le 31/7/1914) et l’autre à l’aveugle.

http://www.dailymotion.com/videoxbdosy

Simplement Jan Mølby…

jan_molbyDanois, né  le 4 juillet 1963, Jan Mølby entame sa carrière dans le club de sa ville de naissance, le Kolding FC en 1981. Lors de sa première saison professionnelle, il joue 40 matches et marque 59 buts. Remarqué par les recruteurs de l’Ajax, il rejoint Amsterdam en 1982, club avec lequel il remportera le championnat en 1983. 57 matches en 2 ans pour 11 buts.

En 1984, Joe Fagan, le manager de Liverpool lui propose de faire un essai. il signe en aôut 1984.

Sa première saison au bord de la Mersey est moyenne,  Le danois s’adapte au jeu anglais.

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